Enzo Caponera, candidat au doctorat en sciences des religions, Université Laval
Doctorats et maîtrises
(2024- ) Valeurs et dynamiques religieuses
(2024- ) La quête de l’authenticité et réinvestissement symbolique de la Tradition chrétienne au XXIème siècle en Occident : nostalgie et quête des origines sous l’ère de l’éthique romantique
Amy Devaud, candidate au doctorat en sciences des religions, Université Laval
(2023- ) Mécanismes de régulation des groupes religieux
Dominic LeRouzès, candidat au doctorat en sociologie, Université d’Ottawa
(2023- ) La personne de l'enfant dans le rituel de célébration des funérailles en contexte dagara au sud-ouest du Burkina Faso
Kyogrusanyur Aubin Some, candidat à la maîtrise en sciences des religions, ULaval
(2023- ) La reconfiguration du religieux au Brésil: l’ambiguïté entre tradition et modernité
Marcelo Brentan, candidat au doctorat en sciences des religions, Université Laval
(2023- ) L’impact des discriminations raciales sur la santé mentale, physique et « spirituelle ». Une enquête sur terrain français
Matys Verlant, thèse en sciences des religions | En cotutelle avec Université de Bordeaux/Université Laval.
(2023- ) Enjeux ethnoculturels et religieux dans les trajectoires de réussite sociale de jeunes adultes issus de minorités culturelles
Matys Verlant, candidat au doctorat en sciences des religions | En cotutelle Université de Bordeaux/Université Laval
(2022- ) Une génération de transition: les catholiques québécois de 30-45 ans, entre héritage et responsabilité
Sabrina Di Matteo, thèse en sciences des religions, Université Laval.
(2021-2024) Les mondes étudiants au défi de la polarisation des sociétés. Étude comparée de la différence corporelle, linguistique et religieuse des étudiants tunisiens à l’université de Bordeaux (France) et à l’université Laval (Québec).
Hachem Benissa, thèse de doctorat en sciences des religions | En cotutelle avec Université de Bordeaux/Université Laval
2021-2024
Le vaste mouvement de massification des universités et d'internationalisation du recrutement de leurs publics fait, de nos jours, des mondes étudiants des communautés marquées par le pluralisme ethnoculturel. Cette recomposition interne s'établit, en outre, dans un contexte marqué par une polarisation des sociétés fondée sur l'identité culturelle. Cette situation interpelle au premier chef les universités qui présentent une longue tradition de négligence en matière de gestion ouverte de la différence ethnoculturelle. Cette thèse entend, par l'usage d'une méthodologie mixte, analyser l’expérience de la différence ethnoculturelle vécue par les étudiants étrangers en mobilité individuelle, réalisant leur cursus universitaire à l’Université de Bordeaux (France) et à l’Université Laval (Québec) (2020-2023). Elle ambitionne également d’analyser les politiques universitaires de gestion de la diversité dans une double perspective, émique et étique. À l’aide d’une approche constructiviste, nous cherchons à étudier les processus d'exo-catégorisation conduisant au sentiment de discrimination chez le minoritaire (frontière en soi) et d'endo-catégorisation susceptibles de motiver un engagement dans des réseaux communautaires (frontière pour soi). Notre étude fait recours principalement au concept de frontière qui permet d’appréhender l’expérience des étudiants étrangers en situation de minoration, articulée aux problématiques d’enracinement et de reconnaissance dans les domaines corporel, linguistique et religieux. Les données de cette recherche sont constituées de 2 824 réponses à un questionnaire qui a été diffusé auprès des populations étudiantes dans les deux universités et de 82 entretiens réalisés avec des étudiants (59) et des responsables universitaires (23), ainsi que des données secondaires recueillies à l’aide d’un relevé de traces, d’une observation directe et indirecte et d’une analyse des documents institutionnels (plans d’action, rapports, sites numériques, etc.). Les résultats de notre recherche révèlent le taux du sentiment de discrimination fondé sur des marqueurs d’origine ethnique des étudiants et démontrent les mécanismes et les effets liés au traitement inégalitaire dans le milieu universitaire en particulier et dans la société en général. Paradoxalement, l’expérience de minoration peut conduire un nombre important d’étudiants à s’engager dans des réseaux communautaires. On assiste dès lors à l’émergence d’une solidarité collective, accentuée en l’absence d’une politique universitaire structurée d’accueil, d’accompagnement et d’inclusion, notamment pour le cas français. Les réseaux communautaires imposent une réflexion profonde sur l’usage de la culture d’origine et de la croyance religieuse comme leviers de socialisation, d’enracinement et de promotion des particularismes dans la société d’accueil. Ces réseaux deviennent ainsi un lieu d’affirmation identitaire et participent à l’établissement, au renfoncement ou à l’affaiblissement des frontières ethnoculturelles dans les mondes étudiants.
(2021- ) Religion et magie dans les arts martiaux
Olivier Bernard, Thèse de doctorat en sciences des religions à l'Université Laval
(2021- ) Lecture sociologique de l’irréligion contemporaine en dialogue avec sa trajectoire évolutive avant, pendant et après la révolution socioculturelle des années 1960.
Élisabeth Sirois, candidate au doctorat en sciences des religions, Université d’Ottawa
(2020- ) Religion et numérisme
Martin Vaillancourt, thèse de doctorat en sciences des religions, Université Laval
(2020- ) L’intégration de l’engagement en Église et dans le monde de jeunes baptisés laïcs: l’expérience du Centre de formation chrétienne
Agapê Mélanie Tremblay, candidate au doctorat en théologie pratique
(2017- ) Enquête sur les croyances d’étudiants québécois engagés au sein de groupes évangéliques en milieu universitaire
Richard Chamberland, thèse de doctorat en sciences des religions, Université Laval.
(2017- ) Les enjeux et défis de la laïcité dans un état en construction. Le cas du Bénin.
Chance Gloria Degnon Dedji, thèse de doctorat en sciences des religions, Université Laval
(2017- ) Engagement conjugal. Les nouvelles institutions du « faire couple »
Émilie Drapeau, candidate au doctorat en sociologie, Université d’Ottawa
(2016-2024) L'énonciation pèlerine du sujet de Compostelle : du chemin-objet au chemin de parole
Éric Laliberté, thèse de doctorat en théologie, Université Laval.
L'actuel diversité du phénomène pèlerin interroge. Il n'est plus seulement question de pèlerinages à Lourdes, à Fatima, à Ste-Anne-de-Beaupré ou à l'Oratoire St-Joseph, mais de pèlerinages à Stonehenge, à Memphis ou au cimetière du Père Lachaise. Plus encore, il y a tous ces pèlerinages dits littéraires, cinématographiques, historiques et même virtuels. Dans cette vaste diversité, religieux et profane se mêlent tout en continuant de parler de pèlerinage. Le phénomène dépasse l'entendement et amène à reconsidérer ce que le mot « pèlerinage » cherche à dire. Ce qui conduit à poser la question : qu'est-ce qui est dit lorsqu'il est dit « pèlerinage » aujourd'hui? Au cœur des débats que cette question suscite : les chemins de Compostelle, un vaste réseau de chemins pèlerins millénaires qui a vu sa popularité monter en flèche, depuis le début des années 2000. Cet espace offre un laboratoire privilégié pour observer le phénomène pèlerin alors qu'il cherche à dire « quelque chose » qui dépasse nos représentations usuelles. Il est le terrain de cette recherche qui s'inscrit dans le champ des études pèlerines. Les études pèlerines se consacrent à l'analyse du phénomène pèlerin. Elles en ont tiré une compréhension qui amène à le considérer principalement en termes de mouvement, voire de méta-mouvement, où tout un écosystème de mises en relation se déploie. Dans ses fondements, le pèlerinage n'est ainsi plus un lieu mais un espace fluide où se croisent de multiples vecteurs, et cela, sur divers plans. Partant de ce constat, cette thèse propose, de manière originale, d'observer le phénomène pèlerin dans l'espace de son énonciation en considérant le sujet pèlerin comme lieu de l'expérience, frontière de la traversée et du croisement de ces multiples vecteurs. C'est en lui que l'expérience se joue et celle-ci ne peut être que racontée. Ainsi, sur la base d'une lecture sémiotique de récits pèlerins, il s'agit de se mettre à l'écoute de ce que dit le sujet lorsqu'il dit « faire Compostelle ». Il ne s'agit plus de s'intéresser à la matérialité de ces pèlerinages mais de se pencher sur l'expérience pèlerine comme expérience agissante dans la chair du pèlerin, ceci afin d'apprendre à entendre et à reconnaitre le goût de cette expérience. Par cette écoute, il ressort une lecture originale de l'expérience théologale, une lecture où la condition pèlerine se révèle spatialisante, elle fabrique de l'espace, et où l'énonciation pèlerine est constituée dans un mouvement activé par la rencontre de l'altérité, là où le théologique s'entend comme intelligence relationnelle : une théologie du discernement.
Disponible en ligne : Éric Laliberté, L'énonciation pèlerine du sujet de Compostelle : du chemin-objet au chemin de parole, Thèse de doctorat en théologie, Université Laval, 2024.
(2016-2024) De l’interreligieux à l’interspiritualité : transformations contemporaines des pratiques collectives
Frédérique Bonenfant, thèse en sciences des religions, Université Laval.
Le rapport au religieux et aux religions s’est métamorphosé dans les sociétés occidentales, sous l’influence de l’ultramodernité et du tournant subjectif qui domine les nouvelles religiosités. Plusieurs institutions et organisations choisissent aujourd’hui de discuter de leurs activités en termes de « spiritualité » et non plus de religion. Les pratiques de dialogue interreligieux, qui concernent non pas les spécialistes mais plutôt les citoyens et les croyants, sont elles aussi travaillées par ces changements. Pour les organisations qui cherchent à rassembler des gens afin d’échanger au niveau de la spiritualité -et non de la religion-, très peu de ressources théoriques existent pour éclairer les enjeux propres à ce type d’activité collective. Cette recherche vise à amorcer la théorisation de l’interspiritualité en tant que pratique intersubjective mobilisant la spiritualité des participants, à partir de l’analyse de quatre études de cas portant sur des organisations de Québec et de Paris. En inscrivant la recherche dans une sociologie de la spiritualité, l’attention est maintenue sur le contexte d’émergence de l’interspiritualité, qui est caractérisé non seulement par une critique de la religion, mais aussi par le double mouvement de la sécularisation des ressources pastorales et de la spiritualisation des ressources psychosociales. Notre théorisation de l’interspiritualité procède d’une analyse à quatre dimensions : la conception de l’être humain qui est mobilisée dans les milieux à l’étude, leur rapport aux normativités, leur conception de ce qu’est la spiritualité et le rôle attribué à « l’autre » dans les dynamiques intersubjectives. Les activités interspirituelles apparaissent dès lors comme étant des espaces de résonance, dont la vocation est de nourrir l’expérience subjective des participants. Selon les visées des organisations qui soutiennent ce type d’activités, les rencontres interspirituelles peuvent même constituer de véritables critiques actives de l’aliénation qui caractérise l’ultramodernité, et alimenter un imaginaire de transformation du monde à travers des individus résonants.